Dans la montagne derrière chez moi, à la tombée de la nuit, des chevaux curieux et des pastels secs étalés dans l’herbe noire.
Il a neigé sur le Pic du Midi et en ce moment je craque pour les pastels. C’est brut, imprécis, ça s’étale avec les doigts, ça tache les vêtements, ça fait du bien.
Comme des brebis, à la fin il faut les ramasser, les bâtonnets colorés sont éparpillés, ils se cachent dans l’herbe, ils m’échappent et traînent en montagne jusqu’à la nuit,
les chiennes et moi aussi.
